Site de restaurant ou de crêperie : ce que vos clients veulent voir

Un samedi midi à Port-Louis, une famille sort de la citadelle et cherche où manger. Le téléphone sort de la poche, « crêperie Port-Louis » dans Google, et en trente secondes le choix est fait. Ce choix se joue sur trois choses : ce que montre la fiche Google, ce que montre le site, et la facilité à trouver le menu et les horaires.
Restaurant, bar, crêperie ou pizzeria, le site n’a pas besoin d’être compliqué. Il doit surtout répondre vite aux questions de quelqu’un qui a faim. Voici ce que je mets en priorité quand je crée un site pour un établissement du pays de Lorient.
Le menu, lisible sur un téléphone
C’est la page la plus consultée, et souvent la plus ratée. Le grand classique : un lien « La carte » qui ouvre un PDF. Sur ordinateur, ça passe. Sur un smartphone, il faut zoomer, faire glisser l’écran dans tous les sens, attendre le téléchargement avec une connexion à une barre sur le parking. Beaucoup abandonnent.
Un menu écrit directement dans la page s’affiche tout de suite, se lit sans zoomer et peut être compris par Google. Si quelqu’un cherche « galette complète Larmor-Plage » ou « moules frites Lorient », un menu en texte a une chance d’apparaître. Un PDF scanné, beaucoup moins.
Quelques conseils pour la carte :
- des catégories claires (entrées, galettes, crêpes sucrées, desserts, boissons) ;
- les prix bien visibles, sans fausse pudeur ;
- les mentions utiles : plats végétariens, sans gluten, fait maison, produits locaux ;
- la formule du midi ou l’ardoise du jour, si elle existe.
Pour l’ardoise qui change chaque semaine, une simple photo publiée sur la fiche Google ou sur les réseaux complète bien le site. La carte de fond, elle, reste en texte sur le site, et c’est moi qui la mets à jour quand vous changez vos plats ou vos prix.
Des horaires à jour, toute l’année
Rien ne fâche plus qu’arriver devant une porte close alors que Google annonçait « ouvert ». Sur la côte, les horaires bougent beaucoup : service continu l’été, fermeture le lundi hors saison, congés en janvier. Le site et la fiche Google doivent dire exactement la même chose, à chaque changement.
Affichez les horaires sur la page d’accueil et dans le pied de page, pour qu’ils soient visibles partout. Précisez les heures de service, pas seulement d’ouverture : beaucoup de clients veulent savoir jusqu’à quelle heure la cuisine prend les commandes.
Réserver sans passer des heures au téléphone
Le téléphone qui sonne en plein coup de feu, c’est le quotidien de beaucoup de restaurateurs. Un numéro cliquable reste indispensable (certains clients préfèrent appeler), mais une réservation en ligne soulage le service. Plusieurs solutions existent : des plateformes de réservation spécialisées, avec leur abonnement ou leurs commissions, ou un formulaire simple qui vous envoie la demande par e-mail. Le bon choix dépend de votre volume et de votre façon de travailler.
Si vous faites de la vente à emporter, la même logique vaut pour la commande : un bouton visible, des créneaux clairs, pas de parcours en cinq étapes.
Des photos qui donnent faim (et qui sont les vôtres)
On choisit un restaurant avec les yeux. Le site doit montrer vos plats, mais aussi la salle, le bar, la terrasse, la vue si vous en avez une. À Larmor-Plage, une terrasse face à la mer donne envie avant même de lire la carte. À Lorient, une salle chaleureuse pour les soirées d’hiver compte tout autant.
Évitez les photos de banques d’images : un client qui découvre que la galette n’a rien à voir avec la photo ne reviendra pas, et il risque de le dire dans un avis. De bonnes photos prises au smartphone, en lumière naturelle, valent mieux qu’un visuel parfait mais anonyme. Quelques images du chef ou de l’équipe au travail rendent aussi l’endroit plus humain.
Accès, parking et infos pratiques
Port-Louis en plein mois d’août, le centre de Lorient un soir de festival : se garer n’est pas toujours simple. Indiquez où stationner, à combien de minutes à pied, s’il y a un arrêt de bus ou le bateau-bus à proximité. Ajoutez un plan, l’accessibilité en fauteuil, si les chiens sont acceptés, si vous recevez les groupes ou privatisez la salle. Ces détails évitent des appels et rassurent ceux qui viennent de loin.
La fiche Google et le site, ensemble
Pour un restaurant, la fiche Google Business Profile est souvent le premier contact : c’est elle qui apparaît sur la carte quand quelqu’un cherche « bar Lorient » ou « restaurant ouvert dimanche ». Elle doit être complète, avec de vraies photos, les bons horaires et un lien vers votre site. J’ai détaillé comment la remplir dans cet article sur la fiche Google.
Le site prend le relais pour ceux qui veulent en savoir plus : la carte complète, l’histoire de la maison, les soirées concerts, le menu de la Saint-Valentin, les infos pour les groupes. Il vous appartient et ne dépend pas des changements d’une plateforme. Dans les coins touristiques comme Port-Louis ou Larmor-Plage, une version anglaise des pages principales peut aussi avoir du sens.
Si vous vendez aussi des bons cadeaux ou des produits maison, une petite partie boutique peut s’ajouter. Mais pour la plupart des établissements, un site vitrine bien pensé suffit largement. Vous pouvez voir le genre de sites que je crée sur la page réalisations.
Vous tenez un restaurant, un bar ou une crêperie autour de Lorient et votre site ne ressemble plus à ce que vous servez ? Présentez-moi votre établissement depuis la page contact : je vous envoie un devis gratuit sous 48 h, et je m’occupe ensuite des mises à jour de la carte et des horaires.


